Après une traversée très mouvementée depuis La Rochelle à bord du Saint André, c’est dans la matinée du 8 septembre 1659 que les passagers débarquent à Québec. Pour Mathurin Régreny et ses quatre compagnons de voyage, une nouvelle vie commence. Elle se révélera difficile et contraignante. Quant aux destinés des cinq engagés volontaires charentais, elles seront bien différentes.
Mathurin Regreny engagé volontaire
- suite (mai 2008)
Depuis 24 heures, la vie de Mathurin Régreny est riche en émotions. Parti d’Ars en Ré dans la matinée du 27 juin 1659, ce n’est que dans la soirée que le jeune homme arrive à La Rochelle. C’est dans l’étude du notaire rochelais Abel Cherbonnier, qu’il rencontre pour la première fois le marchand rochelais François Péron. Quelques mois auparavant, il avait signé l’acte d’engagement du marchand. Dans ce contrat, Mathurin s’engageait à passer les trois prochaines années de sa vie au service de Péron comme défricheur de l’autre côté de l’Atlantique, en Nouvelle France.
Au milieu du XVIIe siècle, le port de La Rochelle est l’un des principaux points de départ pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent vivre l’aventure de la Nouvelle France. Ils sont colons libres, soldats, dames charitables, artisans, ou simples laboureurs et partent pour une autre vie. Certains y resteront jusqu'à la fin de leurs jours et feront souche, d’autres reviendront au terme de leur contrat d’engagement.
Contrairement à ce que l’on peut penser, ce ne sont pas les autorités françaises qui se sont les premières intéressées au nouveau monde, mais des marchands, des commerçants et des marins basques, bretons ou rochelais. Bien avant Jacques Cartier ils avaient mis un pied en Nouvelle-France. Ils troquaient des outils, des ustensiles et des objets de décoration contre des fourrures de castors, de loutre, ou d’ours.
De 1901 à 1927, les motrices du tramway de La Rochelle venaient "biberonner" à Saint-Maurice. Il fallait environ 45 minutes pour traverser la ville en partant de Tasdon à destination de La Pallice, à une moyenne de 12 km/h.
En 1703, de nombreux chantiers sont en cours dans les pertuis des côtes charentaises pour protéger l’accès à l’arsenal de Rochefort. C’est Sébastien Le Prestre, seigneur de Vauban et récemment élevé à la dignité de Maréchal de France qui a imaginé une série de citadelles, forts et batteries pour rendre imprenable l’estuaire de la Charente, porte d’entrée de l’arsenal militaire. A La Rochelle, François Ferry dirige les travaux.
Les "plus lourds que l'air" en Aunis - 1ère partie (mai 2006)
Un siècle sépare les Boeing 737 qui atterrissent tous les jours à l'aéroport de La Rochelle - île de Ré et le ballon dirigeable Lanturlu qui décollait de la place d'armes au grand bonheur de la population rochelaise. Durant toutes ces années, l'histoire de l'aviation à La Rochelle s'est construite autour de quelques pionniers. Pour les uns il s'agissait de vivre leur passion de la mécanique et des nouvelles techniques, pour d'autres, l'ambition de mettre ce nouveau moyen de transport au service du développement économique.
Les "plus lourds que l'air" en Aunis
- 2ème partie (octobre
2006)
La création de l'aéroclub de la Charente Inférieure en 1933 marque véritablement le point de départ de l'aviation à La Rochelle. La ville et la Chambre de commerce conscientes de l'intérêt d'un tel développement n'hésitent pas, dès sa création, à subventionner l'aéroclub malgré un différend quant à l'emplacement de la piste. Ce n'est que dans les années 60 que l'aéroport prendra véritablement son essor avec des avions taxis et par la suite des lignes régulières.
Une digue pour le pire... et le meilleur (mars
2006)
Le
siège de La Rochelle entre 1627 et 1628 lamina la population de la
ville et son économie. Après la reddition des rochelais, la fameuse
digue du cardinal qui avait eu raison de la résistance de la ville
devait être l'un des instruments de sa prospérité à venir. La ville
se relèvera de cette épreuve avec une envie farouche d'aller par
delà les mers s'ouvrir au monde.
Le port de commerce, l'histoire d'une ambition
maritime (décembre
2005)
Le
port de commerce est l'un des piliers de la culture maritime et
marchande de notre ville, depuis toujours tournée vers la
mer.
Des premiers débats sur l'opportunité de créer
un nouveau port au milieu du XIXème siècle, jusqu'aux
décisions d'investissements les plus récentes, les élus consulaires
ont constamment eu la préoccupation d'anticiper sur les évolutions
du commerce maritime. Ils ont en cela toujours été suivis dans cette
vision à long terme par les élus locaux. Les grandes étapes de l'histoire
du port que nous vous présentons en témoignent. Afin de mieux percevoir
cette ambition partagée, nous nous sommes attachés à remonter bien
avant la création du bassin à flot de La Pallice, pour entrevoir
qu'elles étaient les solutions envisagées et comprendre les choix
de l'époque. Pour découvrir le développement du port depuis un siècle,
nous avons choisi de prendre comme fil conducteur, l'histoire de
ses grandes infrastructures. Elles marquent d'ailleurs toujours le
site comme des empreintes indélébiles.
Un port de commerce, c'est aussi des hommes et des femmes qui y travaillent
et qui y vivent. Ils en sont les acteurs, souvent la mémoire
et sans eux il n'y aurait pas d'activité portuaire. De nombreuses
contraintes ne nous ont pas permis, avec regret, de lever un peu
de voile de cette dimension humaine qui donne tout son sens à l'histoire.
Nous espérons que ces quelques pages vous permettront de découvrir
ou de revisiter l'histoire de la Mare à la Besse devenue au
fil du temps le port de commerce de La Rochelle-Pallice.
Au
début du XXe siècle la pêche se développe à La
Rochelle grâce à la multiplication des chalutiers à vapeur
et aux technique de chalutage. Les pêcheries organisées
par les armateurs s'installent en 1925 dans les magasins construits
par la Chambre de commerce sur les quais de l'actuel bassin des grands
yachts, en attendant la construction d'un nouveau port de pêche.
A la fin du XIXème siècle se créent dans les villes
portuaires les maisons du marin. Financées par des fonds publics,
elles permettent aux marins de commerce ou de pêche de trouver un
lieu pour manger, dormir, chercher des embarquements et pour que...
"leurs gains et leurs économies soient à l'abri de toute exploitation..."
Les statues retrouvées... à la libération (mai 2005)
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les statues de La Rochelle ont vécu des fortunes diverses. Certaines destinées à la fonte n'ont jamais été retrouvées. D'autres, les plus symboliques de la ville, n'ont dû leur salut qu'à la bienveillance d'un Rochelais de naissance, salarié d'une entreprise parisienne de récupération de métaux. Une des nombreuses petites histoires de la libération...
Dans la matinée du 8 février 1843, un tremblement de
terre secoue l'île de la Guadeloupe. Cette catastrophe naturelle
provoque en France une vive émotion. Il s'ensuit un grand élan
de générosité partout dans le pays. En Charente
Inférieure, communes, corporations, Chambre de commerce, particuliers,
viennent grossir les listes de souscription en faveur des victimes.
La morue a pendant très longtemps tenu une place particulière
dans l'économie rochelaise. De nombreux navires, terre-neuvas
et Islandais composés d'équipages bretons ou normands
débarquaient à La Rochelle. Le produit de la pêche
était préparé puis installé dans des déchetteries
à l'air libre situé dans les faubourgs rochelais.
Le consulat des Etats-Unis à
La Rochelle (octobre 2004)
La présence d'un consulat des Etats-Unis dans les Charentes
au début du XIXe siècle témoigne de
l'importance des relations commerciales de ces départements
avec l'Amérique du Nord. Le siège de celui-ci a fait
de nombreux voyages entre La Rochelle et Cognac. Les Etats-Unis donnant
leur préférence à La Rochelle, porte d'entrée
des marchandises américaines ou à Cognac, au centre
de la production des principales exportations, les eaux de vie.
L'Actif, un des derniers corsaires
rochelais (juillet 2004)
La république annonce en janvier 1793, la reprise de la guerre
de course. De 1796 à 1802, une douzaine de corsaires sont armés
dans le port de La Rochelle dont cinq par Thomas et Pierre-Antoine
Chegaray. La guerre de course auquelle se livrent les corsaires répond
à des règles et à des codes. C'est parfois un
pari risqué, les aventures de l'Actif en témoignent.
A partir de 1806, les blocus économiques décidés
par les Français et les Anglais font des ravages. C'est à
cette époque que Napoléon annonce la prise en charge
par l'Empire d'une partie des frais d'armement pour des expéditions
vers les colonnies. Des armateurs rochelais intéressés
par cette initiative tentent l'aventure en espérant de larges
bénéfices. Le voyage du navire l'Impératrice-Reine
est évocateur de toutes les difficultés auxquelles est
confronté le grand commerce maritime à cette époque.
Les relations maritimes La Rochelle
- Canada à la fin du XIXe siècle (mars
2004)
Les relations économiques directs entre la France et le Canada
suscitent un nouvel intérêt à la fin du XIXe
siècle. Cet engouement coïncide avec les premiers traités
de commerce entre les deux pays. Avec l'ouverture du bassin à
flot de La Pallice en 1890, la Chambre de Commerce de La Rochelle
essaie d'attirer de nouvelles lignes maritimes commerciales pour le
développement de son port. Après 20 ans d'essais infructueux,
Le Havre s'imposera au détriment de La Rochelle comme tête
de ligne des échanges franco-canadiens.
Le remorquage : une histoire à
épisodes (décembre 2003)
Ce sont les bateaux à vapeurs, destinés au transport
de marchandises et de passagers qui durant plus d'un demi siècle
assureront le service de remorquage du port de commerce. Des navires
manquant très souvent de puissance, pour rentrer dans le bassin
à flot les grandes unités de l'époque. Au début
du XXème siècle, les accidents sont nombreux et ce n'était
pas sans appréhension que les pilotes maritimes montaient à
bord des voiliers pour commander la manoeuvre.
Le port de La Repentie
: l'autre port rochelais (octobre 2003)
Dans
l’histoire des établissements maritimes de La Rochelle
au XIXe siècle, le vieux port et le port de La Pallice tiennent
une place considérable. Il en existe pourtant un autre, plus
modeste, celui de La Repentie. Cette côte d’Aunis, la
plus proche de l’île de Ré est pourtant depuis
des siècles le point de passage entre le continent et l’île...
Si
les premières succursales de la Banque de France firent leur
apparition à partir de 1820, il fallut attendre 1853 et toute
la tenacité des négociants et des armateurs, pour voir
la création d'une succursale à La Rochelle, dont on
célèbre cette année le 150ème anniversaire...
Situé
au cœur de La Rochelle, à deux pas du vieux port, l’Hôtel
abritant la Chambre de Commerce et d’Industrie et le Tribunal
de Commerce de La Rochelle est plus connu sous le nom d’Hôtel
de la Bourse. Symbole de la richesse économique de la ville
au XVIIIe siècle, ce fleuron du patrimoine maritime rochelais
est classé monument historique depuis 1929...
Des Rochelais à l'origine de
la Côte d'Ivoire (mars 2003)
Café
militaire tout au long du XIXe siècle, le Café de la
Paix naît avec le siècle. Il est à l'origine de
la première salle de cinéma permanente à La Rochelle
: l'Olympia.
Dans
le négoce des céréales, la maison Charles Charriau
a été pendant plus de cinquante ans une place incontournable
de la région dans l'importation et l'exportation des grains.
Avec
le développement de l'élevage à la fin du XIXe
siècle, de nombreuses laiteries se développent pour
recueillir le lait et commercialiser les produits transformés
tels que le beurre et les fromages.
Bar André, la tradition de l'îlot
grec (mars 2002)
Témoin
privilégié de ce vieux quartier de pêcheurs, il
en symbolise la tradition et la transformation vers un quartier de
restaurateurs où se pressent touristes et rochelais.
De
tradition ancienne, le trafic du bois connaît une mutation dans
les années 1930. Les importations de bois du Nord s'effrondent
au profit des importations de bois exotiques.
Les conserverie de sardines à
La Rochelle (octobre 2001)
Au
milieu du XIXe siècle, La Rochelle compte quatre fabricants
de conserves alimentaires produisant près de 2 millions de
boîtes par an faisant vivre directement ou indirectement 4 000
personnes.
La gare maritime de La Rochelle-Pallice
(février 2001)
Achevée
en 1951, la gare maritime accueille les paquebots transatlantiques
de la Pacific Steam Navigation Compagny qui relient Liverpool à
Valparaiso (Chili).
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